Soirée d'jeuns (Merchi Florian !)
Le 5 décembre dernier, je me suis fait une soirée de jeune chiard... Grâce à notre belge mais néanmoins ami Florian (ceux qui veulent voir sa tronche n'ont qu'à aller sur une des couves de Martine qui lui est consacrée...) qui m'a offert une place de concert, j'ai pu aller flâner à la Loco au milieu de ptits bouffons qu'avaient pas la moitié de mon âge. Et c'était cool !!! Que des mioches prépubères avec mini bouc filasse, de gros baggy moisis, pompes de skate et l'attitude qui va avec... tsss tsss... mais je le répète, c'était cool ! Première bonne surprise, je retrouve mes potes de Hard 'n Heavy à l'entrée. Deuxième bonne surprise, y'a de la meuf mais bon, c'est fini pour moi, j'ai pu le droit :-)) Troisième bonne surprise, le concert va me calmer ma race.
Ca attaque sévère avec High On Fire, un power trio bien graisseux. "Du Motorhead version stoner" dixit Flo. Et c'est pas faux, ça joue virulent, speed, lourd, et les mecs ont des pures dégaines. Chanteur gras du bide, gras des cheveux et gras de la voix. Il dépote chanmé le mec avec sa gratte huit cordes (???) et ses poses zarbis. Une bonne claque avec des mecs ultra efficaces qui finissent presque par être attachants à force de sourires béats des mecs qui kiffent leur mères à être sur scène. Hummm, bonnardo...

High On Fire : gros, gras lourd et forcément roboratif...
Deuxième groupe : Pelican. Des mecs qui font du post rock instrumental alambiqué. Très alambiqué. Trop sans doute... Mais surtout, le problème, ça a été de voir une bande de branleurs poseurs pendant 3/4 d'heure se la péter violent. Mêmes les morceaux sont relous, parfois, des coups de génie, souvent, des coups de surenchère de compos trop élaborées, minées de changement de tempo et de longueurs... trops longues. En prime, un batteur très moyen, avec une frappe pas sûre, un tempo qui flotte, pas stable, qui accélère quand il faut pas... Putain, on aurait dit moi il ya quelques années !!! Bon, c'était peut être bien mais vraiment, eux, j'aime pas leur gueules...

Pelican : poseurs !
Et pour finir, Mono, putain de groupe japonais qui mallaxe son post rock à la Godspeed jusqu'à finir en transe. Eux, moi, et le public tout entier, accrochés à leurs compos instrus planantes et noisy, romantico-gothico machinchose, on a tous bien voyagé. Eux parce qu'ils se contorsionaient dans tous les sens, finissaient par terre ou face aux amplis pour larsener pendant de trop longues minutes pour nos pov oreilles. Nous parce qu'on a frissonné notre race. Putain, le trip, j'en ai même oublié mes emmerdes à mater les deux gratteux super beaux, super classe, à mater Tamaki la bassiste qui trippe tout en souplesse et qui joue en accord, à mater le batteur, fin, subtil mais pêchu aussi. Dommage que les morceaux soit systématiquement construit pareil mais sur scène, ça reste une monumentale baffe. J'en connais un (Mon ami Pipo) qui aurait bien trippé aussi vu les relents de new wave façon AATT qui se dégagaient du concert. Fin du concert : 1h30 du mat, dodo la tête pleine de bonne zik...

Mono : la grande classe et Tamaki, bonasse à la basse...